21 mai 2013

Le Passé - Un film en demi-teinte...


On en entend parler, beaucoup, trop ? J'ai vu la bande-annonce il y a de cela de nombreux jours et j'étais intriguée par le mystère qui s'en dégageait. Je spéculais sur le comportement de la jeune fille qui vouait une véritable haine au nouvel ami de sa mère. J'étais alors persuadée que le beau-père l'avait violée quand elle était jeune. Elle ayant changé, le violeur ne l'avait pas reconnue, mais l'adolescente comptait bien avouer la chose à sa mère.... Bref, j'avais rédigé mon propre petit scénario bien glauque comme j'aime. J'ai voulu aller voir si Asghar et moi avions eu la même idée...

C'est l'histoire de Marie, merveilleusement jouée par une Bérénice Bejo au bord des nerfs, qui demande à son mari, Ahmad (acteur iranien déconcertant de quiétude dans cette ambiance enflammée), de quitter Téhéran pour Paris pendant quelques jours, juste le temps d'officialiser le divorce. Marie a rencontré un homme avec qui elle partage sa petite maison de banlieue, Samir (Tahar Rahim, toute en subtilité), et avec qui elle aimerait se marier. Ahmad obtempère, Samir ne jubile pourtant pas. Lucie, la fille ainée de Marie, se montre très agressive envers le jeune homme qui vient d'entrer dans sa vie sans qu'elle ait son mot à dire. Samir a beau être serviable, à l'écoute, il se heurte à une ado incontrôlable qui peine à expliquer son comportement si étrange. Ici, je m'arrête parce que tout l'intérêt du film réside dans ce soupçon d'inconnu que l'on découvre au fur et à mesure des minutes qui s'écoulent. 

C'est une histoire de famille en somme. Un peu compliquée mais pas si éloignée des vies agitées de la plupart des gens. Un mystère vient cependant rendre la chose très cinématographique. C'est là tout l'art du réalisateur : un scénario béton qui ne déçoit pas. 
Les acteurs non plus. Ils sont tous brillants, les enfants compris. Bérénice Bejo, au naturel, donne tout ce qu'elle a de stress et de violence. Tahar Rahim démontre un réel désespoir sans en faire trop. Ali Mossafa, Ahmad dans le film, nous émeut par son rôle de médiateur si bien interprété. Pauline Burlet, alias Lucie, est quant à elle tellement pleine de haine qu'on a peur qu'il lui arrive du mal, c'est dire si on arrive à compatir. 

Et pourtant... Malgré une histoire qui tient la route et des acteurs qui mènent la danse avec brio, on a du mal à se dire que ce film puisse remporter la Palme d'Or à Cannes. Les scènes qui ont provoqué chez moi de vraies émotions intenses sont trop rares, les longueurs sont bien trop nombreuses, si bien que le film paraît être un mélange de scènes qui déchirent et de scènes qui s'éternisent sans raison. J'ai donc été partagée entre le "Ouais, c'est trop bien" et le "Bof, c'est trop long".
Au final, j'ai aimé mais sans plus. J'aurai sans doute du mal à le conseiller à des novices du cinéma d'auteur qui fuient en général les films de deux heures sans coup de feu... Pour les connaisseurs, allez-y sans trop espérer !

7 mai 2013

Ready for Summer!


Salut les gars.

Avec ce temps, j'ai pris 30 ans dans la face. Maintenant, la première chose qui me vient à l'esprit pour entamer une discussion, c'est : "Y'en a marre de ce temps pourri. Il vient quand le printemps ? Il attend qu'on lui fasse la ola ? Il aurait pas pris le melon des fois, genre "tout le monde me vénère, et pour qu'ils m'aiment encore plus je vais les faire patienter un peu ces p'tits cons" ?". Mémé sors de ce corps. 
Le salaud. Ce soleil. 
J'men fous, je pars pour quelques jours où il devrait faire chaud. J'ai tout prévu pour faire la guerre à la peau pâle comme un cul : une robe courte, des sandales et même un maillot de bain. Si je n'arrive pas à me baigner avant dimanche, je loue une fusée, je monte là-haut (pas besoin de GPS, je connais l'univers comme ma poche, j'suis fan des frères Bogdanov) et je lui marave sa tronche de grain de maïs au soleil. 

A plus.

Borsalino H&M

Nu-pieds Ellips

Robe Claudie Pierlot

Maillot de bain Lisa Curran

BO Les Néréides